Un large collectif d’acteurs et actrices de la recherche sur les mondes iraniens et de soutiens alerte sur les frappes visant à « effacer les traces du passé » de l’Iran.
Ce texte a été publier pour la première fois par dans le club de Mediapart.
Ils ont écrir:
Depuis le 28 février 2026, les gouvernements des États-Unis et d’Israël ont lancé une campagne de bombardements intenses sur le sol iranien, illégale du point de vue du droit international. En dépit du cessez-le-feu précaire annoncé dans la nuit du 7 au 8 avril, ces bombardements ont déjà eu un impact considérable. Nous exprimons ici notre solidarité avec le peuple iranien sur lequel repose et reposera l’essentiel des conséquences de cette guerre.
Les répercussions désastreuses de cette guerre pour le patrimoine iranien, et plus largement pour celui du Moyen-Orient, ont été dénoncées par l’UNESCO dans plusieurs déclarations publiées au cours du mois de mars (la dernière en date ici) pour alerter la communauté internationale. Ces alertes ont été relayées par d’autres organisations internationales chargées de la préservation et de la protection du patrimoine (Europa Nostra ; ICOM ; ICOMOS ; United States Committee of the Blue Shield). Au-delà des cas emblématiques des dommages subis par le Palais du Golestan à Téhéran, le palais Chehel Sotun et la place Naqsh-e Jahan d’Ispahan, inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, de trop nombreuses destructions irréparables sont signalées quotidiennement par des organisations internationales, les administrations iraniennes en charge du patrimoine, ainsi que par plusieurs médias iraniens et internationaux.
En effet, à ce jour plus de 120 sites ont été touchés. Au-delà des cyniques « dommages collatéraux », ces dégâts relèvent parfois de frappes intentionnelles, destinées à effacer les traces du passé et à détruire les institutions dédiées à la préservation de ce patrimoine et à la formation scientifique des nouvelles générations qui en auront la charge (exemples des tirs visant des universités à Téhéran et Ispahan).
Ces frappes touchent non seulement les sites mais également les agents chargés de leur étude et de leur conservation. A titre d’exemple, nous sommes particulièrement préoccupés par les frappes du 8 mars dernier qui ont détruit les bureaux de l’organisation iranienne du patrimoine culturel à Khorramabad, dans la province du Luristan, et dont la vallée environnante est classée sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Plusieurs membres de cette organisation ont été blessés. Le sort des archives archéologiques et de la documentation scientifique qui y étaient conservées reste incertain. Ces frappes ont également causé des dégâts sur l’antique citadelle de Falak-ol-Aflak ainsi que sur le musée voisin.
Pourtant, ces bâtiments, comme tant d’autres, avaient été dûment signalés et leurs coordonnées transmises aux belligérants par l’UNESCO pour que de telles frappes soient évitées. Plus généralement, le patrimoine iranien a déjà payé un lourd tribut aux événements désastreux successifs qui ont secoué le pays depuis les premiers bombardements israélo-américains déjà massifs au mois de juin 2025. Nous tenons donc à relayer les déclarations de l’UNESCO qui rappellent « à toutes les parties leurs obligations de respecter le droit international, notamment la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ainsi que la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ».
Témoins irremplaçables du passé de l’Iran
En tant qu’acteurs et actrices de la recherche sur les mondes iraniens, nous tenons à témoigner de l’exceptionnelle richesse patrimoniale de ce pays. Outre les 29 sites classés sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, environ 40 000 sites ont été inscrits sur la liste nationale du patrimoine iranien depuis 1930, époque à laquelle a débuté la construction du Musée national d’Iran à Téhéran, lequel conserve des collections archéologiques inestimables. À ce patrimoine matériel s’ajoutent les nombreux et volumineux fonds d’archives que le pays abrite.
Ces sites, ces collections et ces archives constituent des témoins irremplaçables du passé de l’Iran pour les générations présentes et futures. Pour nous, chercheurs, elles représentent aussi des sources essentielles pour étudier les sociétés anciennes, modernes et contemporaines qui ont occupé et occupent l’actuel territoire iranien. Parce que nous les étudions quotidiennement, nous pouvons attester combien ces sources sont essentielles pour approfondir notre connaissance de l’Histoire, non seulement à l’échelle nationale de l’Iran et à celle, régionale, du Proche et du Moyen-Orient, mais aussi à l’échelle de l’humanité dans son ensemble.
Cette histoire remonte en effet au Paléolithique, il y a plus de 300 000 ans, comme l’ont démontré des recherches archéologiques récentes au nord-ouest du pays. Depuis, le territoire iranien actuel a vu naître et s’épanouir de nombreuses cultures et civilisations. Elles nous ont laissé des témoignages matériels exceptionnels, tels que les indices de foyers précoces de néolithisation, c’est-à-dire d’émergence de l’agriculture ; les signes d’une écriture parmi les plus anciennes au monde (proto-élamite) ; les vestiges de villes datées de l’âge du Bronze, pleinement intégrées à des réseaux d’échanges internationaux (telles que Suse, Shahr-e Sokhteh et Konar Sandal).

Elles nous ont également légué des ensembles monumentaux construits par les souverains achéménides, parthes et sassanides, à la tête de vastes empires (tels que Pasargades, Persépolis, Firuzabad et Takht-e Suleiman), ainsi qu’une multitude d’édifices illustrant les évolutions des traditions architecturales remarquables issues de dynasties islamiques successives (par exemple, à Yazd, Ispahan, Kashan et Shiraz), sans compter la production d’arts décoratifs exceptionnels (céramique, dinanderie, textiles, etc.).
Si ces quelques exemples suffisent à démonter la place centrale de l’Iran dans l’histoire mondiale, le pays regorge aussi de sites archéologiques et patrimoniaux vernaculaires qui constituent des témoignages moins visibles (sanctuaires et mausolées locaux, vestiges d’habitations en terre, inscriptions rupestres, traces d’activités agricoles…) mais tout aussi cruciaux pour comprendre la vie quotidienne et les échanges des populations des nombreuses cultures anciennes de l’actuel Iran et de ses voisins.
Cette diversité concerne également la géographie d’un pays grand comme trois fois la France, intégrant des zones au climat tempéré dans le nord-ouest, des déserts et des chaînes montagneuses sur le plateau Iranien, ainsi que des ouvertures vers la mer, sur le golfe Persique au sud et la mer Caspienne au nord. Ces conditions environnementales font du territoire iranien un espace unique pour étudier la capacité d’adaptation des sociétés anciennes à l’évolution du climat, un enjeu majeur aujourd’hui, dont témoignent les prémices de la domestication des plantes et des animaux il y a plus de 10 000 ans, le développement de pratiques agro-pastorales, de systèmes d’irrigation complexes ou encore des emblématiques jardins persans. La guerre en cours entraînera également des conséquences écologiques graves sur ces milieux souvent fragiles et les populations qui les habitent.
D’accueil à accroître pour les collègues iraniens
Nous ne sommes que des maillons dans l’écriture et la préservation de cette vaste histoire, qui reposent avant tout sur un réseau dense de collègues et partenaires iraniens (chercheurs, professeurs, conservateurs, archivistes, restaurateurs, et les étudiants de ces disciplines), membres d’institutions académiques, muséales et patrimoniales réparties sur l’ensemble du pays. Nous tenons à leur exprimer notre plus profond soutien en ces temps troublés, où l’urgence est d’abord d’assurer leur protection et celle de leurs familles tout en essayant de continuer à préserver leur patrimoine et à documenter et réparer les dommages qui lui ont été causés.
Nous soutenons l’appel, relayé par la « Museums Association » basée au Royaume-Uni, lancé par plusieurs professionnels du patrimoine pour une surveillance accrue du patrimoine iranien et une coordination des efforts internationaux. Nous insistons sur l’importance de toutes les initiatives internationales visant à recenser les dommages causés aux sites archéologiques, musées et centres d’archives iraniens (par exemple l’atlas lancé par la Society of Iranian Archaeology – SIA en collaboration avec le Center of Ancient Middle Eastern Landscapes – CAMEL). Notre connaissance du terrain et nos liens avec les milieux académiques iraniens ainsi que nos compétences méthodologiques peuvent en effet contribuer à documenter et évaluer précisément les dégâts causés. Ce travail de documentation est toutefois freiné par l’isolement de nos collègues iraniens, les communications internet avec l’Iran étant coupées depuis de longues semaines.
Nous en appelons à l’ensemble de nos institutions de rattachement (ministères, organismes de recherche, universités) pour qu’elles agissent et prennent toutes les mesures nécessaires afin de soutenir les initiatives internationales visant à protéger le patrimoine iranien et son exceptionnel potentiel scientifique. Nous leur demandons de rappeler aux parties prenantes, en toutes occasions, leur obligation de tout mettre en œuvre pour en assurer la préservation. En tant que chercheurs sur les mondes iraniens, nous appelons à ce que soient mis en œuvre tous les moyens nécessaires au maintien d’une recherche dynamique dans ce domaine. La France, forte d’une expérience de plus de 150 ans de coopération scientifique et académique avec l’Iran, a un rôle déterminant à jouer. En effet, la multiplication des zones de conflits sur l’ensemble du Proche et Moyen-Orient, de l’Afghanistan au Liban, a certes entraîné des conséquences lourdes sur la recherche dans cette vaste aire géographique, mais elle nous a également appris à poursuivre résolument notre travail en contexte de terrains empêchés.
Nous appelons nos institutions de rattachement à un engagement fort, non seulement dans l’immédiat, par le biais d’impérieuses mesures de sauvegarde, mais aussi dans le temps long. À ce titre, nous demandons d’agir en soutien à nos collègues iraniens en amplifiant les moyens permettant de maintenir leurs activités au sein des réseaux de collaborations scientifiques internationaux. Une recherche empêchée est aussi une recherche en danger. Ainsi, il est crucial que nos pouvoirs publics soutiennent la continuité de la recherche fondamentale et collaborative en sciences humaines et sociales sur le domaine iranien.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de connaissances éclairées sur l’Iran. Nous ne pouvons pas laisser se creuser un fossé entre des peuples et des sociétés qui, sur le temps long, partagent évidemment une communauté de destins. Un enjeu majeur que nous devons surmonter est la fermeture des terrains qui nous pousse à explorer de nouvelles pistes de recherche sur l’histoire des mondes iraniens. Des moyens doivent donc être mobilisés pour la recherche sur les mondes iraniens, y compris de financements exceptionnels pour répondre à cette situation d’urgence. A ce titre, pour nos collègues iraniens, les dispositifs d’accueil en mobilité internationale en France doivent être accrus (séjours de recherche de type chaire temporaire, bourses de recherche, visas Talents, etc.).
L’engagement de l’ANR est essentiel pour soutenir et visibiliser des programmes de recherche sur les mondes iraniens (appels Flash de l’ANR par exemple). Des programmes de numérisation des fonds d’archives sur les mondes iraniens sont indispensables pour en assurer la préservation, le partage et la valorisation scientifique. Comme pour toutes les disciplines dites « rares », une attention particulière doit être portée au renouvellement et à la création de postes dédiés au sein des institutions de recherche, au risque, sinon, de connaître une disparition progressive des études iraniennes du champ académique. Il faut impérativement continuer à former des spécialistes, de jeunes chercheurs, en leur apportant des financements solides et pérennes (bourses de thèse ou financements post-doctoraux).

La France a en outre la chance de pouvoir s’appuyer sur un remarquable réseau d’instituts de recherche français répartis dans la région (unités de recherche du MEAE et, pour certaines, du CNRS (UMIFRE) : Institut Français de Recherche en Iran (IFRI), Institut Français d’Etudes sur l’Asie Centrale (IFEAC), Délégation Archéologique Française en Afghanistan – DAFA). Ancrés en Iran et dans les pays voisins, depuis plus d’une centaine d’années pour certains, ils jouent un rôle crucial dans le maintien de liens avec les communautés scientifiques sur place, la coordination de la recherche, et ils constituent des centres de ressources importants (bibliothèques, archives).
Si la situation actuelle a parfois conduit à la fermeture de leurs locaux, nous devons, avec l’appui des tutelles, trouver les moyens pour qu’ils continuent à jouer un rôle moteur dans l’animation et la structuration des réseaux de collaboration. Pour fédérer, soutenir et visibiliser la recherche sur les mondes iraniens, il est également nécessaire de s’appuyer plus encore sur les réseaux nationaux de recherche en études aréales (GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, GIS Asie). Ils sont les incubateurs d’une réflexion de fond sur le maintien d’une recherche dynamique ainsi que les vecteurs d’un soutien renforcé aux programmes de recherche sur les mondes iraniens.
Oblitérer l’histoire du Moyen-Orient
Au-delà de l’Iran, le maintien du dialogue scientifique, la préservation et l’approfondissement des connaissances du passé sont au fondement de notre humanité. Le peuple iranien et l’ensemble des populations de la région ont bien vite été oubliés au gré des développements de cette nouvelle et énième guerre du Golfe dont les objectifs paraissent chaque jour plus aberrants et sa sortie plus qu’incertaine – et ce même si nous ne pouvons que saluer l’annonce d’un cessez-le-feu depuis le 7 avril au soir.
Les exemples récents de destructions, non seulement en Iran, mais aussi chez ses voisins du Moyen-Orient, démontrent que les conséquences de ces guerres sont, elles, certaines et que, outre les morts qu’elles causent par milliers, elles conduisent à l’effacement d’une mémoire partagée à travers les frappes qui visent les sites patrimoniaux. Elles participent ainsi à la déshumanisation des sociétés du Moyen-Orient en oblitérant leurs histoires longues, riches et connectées au profit d’enjeux géopolitiques et économiques de court terme. Ce faisant, elles continuent aussi d’alimenter le concept fumeux et funeste de choc des civilisations.
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Premiers signataires :
Sébastien Gondet, chercheur au CNRS, archéologue, UMR 5133 Archéorient (Lyon)
Camille Rhoné-Quer, maîtresse de conférences, histoire, Aix-Marseille Université, UMR 7310 IREMA. Co-responsable du programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens (GIS Asie et GIS MOMM)
Sandra Aube Lorain, chercheuse au CNRS, historienne de l’art, UMR 8041 CeRMI. Co-responsable du programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens et du réseau RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises)
Marjan Mashkour, directrice de Recherche CNRS, Bioarchéologue, UMR 7209 CNRS/MNHN-BioArch
Hossein Davoudi, Researcher, Bioarchaeology Laboratory of the University of Tehran, and Post-Doc fellow in UMR 7209 BioArch MNHN/CNRS
Zahra Hashemi, chargée de mission, Département des Antiquités Orientales, Musée du Louvre
Eloïse Brac de la Perrière, professeur, Sorbonne Université / co-directrice de RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises), Institut national d’histoire de l’art
Benjamin Mutin, professeur d’archéologie à Sorbonne Université (UFR d’Histoire de l’Art et Archéologie), chercheur UMR 8167 Orient & Méditerranée
Denis Hermann, chercheur au CNRS, historien, UMR 8041 CeRMI
Sipana Tchakerian, coordinatrice scientifique de RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises), Institut national d’histoire de l’art
Laurent Glattli, Chargé d’enquête et d’édition pour le programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens, CNRS UAR 2999 Etudes aréales
Autres signataires :
– Frédéric Abécassis, maître de conférences en histoire contemporaine à l’ENS de Lyon, directeur du GIS MOMM
– Fatemehgol Abedi, doctorante à l’Inalco
– Camille Abric, doctorante, Paris 1 Panthéon-Sorbonne – ArScAn (UMR 7041)
– Denise Aigle, directrice de recherche émérite, UMR 8167 « Orient et Méditerranée »
– Ekin Akalin, expert des arts de l’Islam auprès de Fnepsa, chercheuse associée à Cetobac et à l’Ifea
– Ayda Alehashemi, enseignante chercheuse, ENSA paris-malaquais-PSL
– Viola Allegranzi, post-doc, Académie autricienne des sciences
– Abbas Amanat, Graham Sumner Professor of History Emeritus, Yale University
– Christiane Amberg Penroz, historienne
– Branka Arrivé, PRCE, Université Sorbonne Paris Nord
– Rigas Arvanitis, directeur de recherche émérite IRD
– Mohsen Ashtiany, retired associate editor, Encyclopaedia Iranica
– Martine Assénat, maîtresse de conférences en histoire ancienne, Université Montpellier Paul-Valéry
– Association pour la Promotion des Arts du Monde Islamique (APAMI), association étudiante, Sorbonne-Université
– Bayram Balci, CERI/Sciences Po, Paris
– Johnny Samuele Baldi, chercheur au CNRS
– Mehmet Balsever, éditeur, docteur Inalco
– Joel Bastenaire, retraité (ancien attaché culturel à l’ambassade de France en Russie)
– Marie-Noelle Beauvieux, enseignante-chercheuse en littératures comparées, Université Meiji Gakuin (Tokyo)
– Orestis Belogiannis, docteur en histoire perse, Université de Strasbourg, UMR 7044
– Nourane Ben Azzouna, maîtresse de conférences, Université de Strasbourg
– Zaïneb Ben Lagha, maitresse de conférences en littérature arabe contemporaine, Université Sorbonne Nouvelle
– Julio Bendezu-Sarmiento, directeur MAFTUR, CNRS-MNHN
– Sami Benkherfallah, chercheur postdoctorant, enseignant à l’Université d’Angers
– Simon Berger, historien, chercheur postdoctorant Inalco, CeRMI
– Gilles Berillon, directeur de recherche au CNRS, Archéo-préhistorien, UMR 7194 HNHP, Paris
– Marie Besse, professeure ordinaire à l’Université de Genève
– Sophie Biard, postdoctorante, IAO (CNRS-UMR 5062)
– Mélisande Bizoirre, chercheuse indépendante
– Alice Bombardier, professeure agrégée à Sorbonne Université, historienne et géographe, CERMOM EA 4091
– Stéphanie Bonilauri, chargée de recherche CNRS, préhistorienne, UMR 7194 CNRS-MNHN/HNHP
– Olivier Bordeaux, chargé de recherche, CNRS
– Rémy Boucharlat, directeur de recherche honoraire au CNRS
– Olivier Bouchaud, Université Sorbonne Paris Nord
– Frederique Bressand, présidente de l’Association Timuride
– Pierre Briant, professeur émérite Collège de France
– François Bridey, conservateur en chef, département des Antiquités orientales, musée du Louvre
– Christian Bromberger, ancien directeur de l’IFRI, professeur émérite d’anthropologie à l’université
– Noémie Cadeau, doctorante en littérature comparée, INALCO
– Marie-Eve Celio, Senior curator & head of the collection of graphic arts, Musée d’art et d’histoire, Geneva
– Frantz Chaigne, enseignant agrégé, historien d’art
– Marie-Laure Chambrade, chercheuse contractuelle, CNRS
– Agnès Charpentier, CNRS, UMR 8167
– Gosia Chwirot, pilotage administratif du GIS Asie, CNRS, Unité d’appui aux études aréales, UAR2999
– Robin Clément, masterant Études sur le genre Angers
– Annabelle Collinet, ingénieure de recherche, collections du monde iranien médiéval (DAI, musée du Louvre)
– Patrice Cressier, chargé de recherche CNRS (retraité), CIHAM-UMR 5648, LLyon
– Julien Cuny, musée du Louvre
– Ken Daimaru, maître de conférences, historien. Université Paris Cité, CRCAO (UMR 8155)
– Méryl Defours Rivoira, doctorante, Université de Genève
– Nicolas Dejenne, maitre de conférences, Département d’Etudes orientales, Université Sorbonne Nouvelle
– Sylvie Denoix, directrice de recherche émérite, CNRS, UMR 8167
– Agnès Devictor, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Ecole d’Histoire de l’Art et d’Archéologie
– Aurore Didier, chargée de recherche au CNRS, UMR 7041 ArScAn
– Karima Dirèche, directrice de recherche CNRS/TELEMMe
– Morteza Djamali, chercheur au CNRS, paléoécologue, IMBE (UMR 7263)
– Djavad Djavahery, romancier
– Sohrab Dolatkhah, linguiste, chargé de conférences à l’EPHE-PSL, Traducteur littéraire indépendant
– Cloé Drieu, chargée de recherche, CNRS
– Maxime Durocher, maître de conférences en archéologie du monde islamique, Sorbonne Université – UMR 8167
– Julie Duvigneau, maîtresse de conférences, Inalco
– Anne-Marie Eddé, professeur émérite en histoire des pays d’Islam à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Sepideh Farsi, Cinéaste
– Sébastien b. Fasel, Architecte EPFL, conservateur des Monuments Historiques
– Nastaran Fatemi, professeure, University of Applied Sciences, Switzerland
– Adrien Fauve, enseignant-chercheur en science politique, Université Paris Saclay
– Marie Favereau, historienne (Université Paris Nanterre), directrice de l’Institut Français d’études sur l’Asie Centrale (IFEAC)
– Eve Feuillebois, maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle, Etudes iraniennes, Laboratoire d’études sur les monothéismes
– Emmanuel Francis, chercheur au CNRS, CESAH (UMR 8077)
– Charles Ganier, historien de l’Iran Qajar, Université Paris Cité (CESSMA)
– Laurent Garreau, Chercheur associé, DICEN. Directeur fondateur du Festival Nouvelles Images Persanes de Vitré
– Claudine Gauthier, professeur des universités, Université de Bordeaux
– Didier Gazagnadou, professeur des universités émérite à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
– Asyeh Ghafourian, doctorante en histoire moderne, Sorbonne Nouvelle, bibliothécaire, Bulac
– Parsa Ghasemi, postdoctorant de l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, UMR 7041 ArScAn
– Fârès Gillon, maître de conférences en islamologie et langue arabe, Aix-Marseille Université
– Chloé Girardi, chercheuse contractuelle au CNRS, archéologue, UMR 8167 Orient & Méditerranée
– Gwenola Graff, archéologue, chargée de recherche à l’IRD
– Frantz Grenet, professeur au Collège de France
– Manelli Grisoni, professeur d’histoire géographie
– Christiane Gruber, professeure, University of Michigan
– Carol Guillaume, chercheuse indépendante
– Valentine Guillocheau, doctorante en linguistique à l’université Lyon 2, DDL (UMR 5596) / CeRMI (UMR 8041)
– Negar Habibi, chargée de cours d’études iraniennes, Université de Genève
– Yves-Jean Harder, maître de conférences émérite en philosophie, CREPHAC Strasbourg
– Wouter Henkelman, maitre de conférences, EPHE, directeur Centre Sarikhani d’Études Élamites
– Sophie Hohmann, maîtresse de conférences, Inalco
– Bernard Hourcade, ancien directeur de l’IFRI
– Philip Huyse, directeur d’études à l’EPHE, philologue et historien, CeRMI (UMR 8041)
– Belgheis Jafari, chargée de cours à l’Inalco, chercheure affilée au CERLOM
– Lou Judas, master en études asiatiques, Université de Genève
– Marmar Kabir, statisticienne, journaliste du Monde Diplomatique Persan et membre du comité éditorial d’Orient XXI
– Farhad Kazemi, conservateur du patrimoine, département des arts de l’Islam, musée du Louvre
– Loraine Kennedy, directrice de recherche CNRS, CESAH (UMR 8077)
– Yassaman Khajehi, enseignante-chercheuse, Université Clermont Auvergne
– Zakir Khan, Archaeologist Field Archaeologist, Directorate of Archaeology and Museums Government of Balochistan
– Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’EHESS
– Azadeh Kian, université Paris Cité
– Leila Koochakzadeh, chargée de cours, Inalco (CERMOM)
– Margaux Kubler, doctorante, université de Strasbourg
– Giuseppe Labisi, chercheur contractuel Université de Constance, membre associé Polen Orléans
– Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche honoraire au CNRS-CETOBaC/EHESS
– Damien Laisney, ingénieur de recherche CNRS, Maison de l’Orient et de la Méditerranée (Lyon)
– Sarah Lakhal, ATER, Sorbonne Université
– Claudine Le Blanc, professeure, littérature comparée, Sorbonne Nouvelle
– Corinne Lefèvre, chargée de recherche au CNRS, Centre de Sciences Humaines, Delhi
– Eva Lefèvre, doctorante, Paris 1 Panthéon Sorbonne
– Théo Lefort, doctorant, IHEID
– Benjamin Lellouch, Maître de conférences HDR, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
– Nathalie Lelong, secrétaire générale de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI)
– Agnès Lenepveu-Hotz, maître de conférences en langue et linguistique persanes, Université de Strasbourg – UR 1339 LiLPa
– Anaïs Leone, chercheuse associée, historienne de l’art, LA3M (UMR 7298)
– Evelyne Lesigne-Audoly, maîtresse de conférences, Université de Strasbourg
– Johanna Lhuillier, chercheure au CNRS, archéologue, UMR 5133 Archéorient (Lyon)
– Yixin Lu, doctorante, CeRMI (UMR 8041)
– Elise Luneau, chercheuse, CNRS UMR 8215
– Lucie Martin, collaboratrice scientifique, laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève
– Catherine Marro, directrice de recherche au CNRS, archéologue, UMR 8068 TEMPS
– Martina Massullo, docteure en Histoire de l’art, documentaliste scientifique, département des arts de l’Islam, Musée du Louvre
– Charlotte Maury, chargée de collection, musée du Louvre
– Sepideh Maziar, Senior researcher, Institute of Archaeological siences, Goethe University, Frankfurt
– Delphine Miroudot, conservatrice en chef du patrimoine, Musée national de Céramique, Sèvres
– Iman Moinzadeh, chargée de collections et d’expositions à l’Institut du monde arabe
– Benoît Moussu, chercheur indépendant
– Sophia Mouttalib, ATER Université Grenoble Alpes
– Virginie Muller, maitresse de conférences, assyriologie, Université Lumière Lyon 2
– Esra Mungan, Assoc. Professor (retired), Bogazici Universitey, Istanbul
– Olivia Munoz, chargée de recherche au CNRS, archéologue, UMR 8215 Trajectoires, Paris
– Annliese Nef, professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Amélie Neuve-Eglise, maîtresse de conférences, islamologie, Inalco
– Clélia Paladre, chercheure, Département des Antiquités orientales, musée du Louvre
– Hervé Pennec, directeur de recherche au CNRS, Directeur du GIS Afrique(s), Institut des mondes africains-Aix (UMR 8171)
– Sarah Piram, responsable de l’unité patrimoniale Afrique du Nord et Moyen-Orient, Musée du quai Branly – Jacques Chirac
– Anja Pistor-Hatam, professeur, Université de Kiel, Allemagne
– Yves Porter, professeur (retraité), Aix-Marseille Université
– Flore Provoost, Doctorante, université de Strasbourg
– Malika Rahal, directrice de l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS- Université Paris 8), membre de l’équipe Gazahistoire
– Rocco Rante, professeur des universités, Sorbonne-Panthéon, ArScAn UMR 7041
– Caroline Renard, maitresse de conférences, études cinématographiques (Aix-Marseille université)
– Niloufar Rezaei Naraghi, chercheuse associée, archéologue, UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité
– Jean-David Richaud-Mammeri, historien, chercheur associé à l’UMR 8167 Orient & Méditerranée
– Gulcin Kaya Rocheman, maitre de langue, Département Eurasie, INALCO
– Marcella Rubino, maîtresse de conférences, Inalco
– Aya Sakkal, maître de conférences, manuscrits de l’Orient médiéval /GEO Université de Strasbourg
– David Sarmiento-Castillo, IGR en Archéologie à l’IRD, PaLoc UMR 208 /8087 « Patrimoines locaux, environnement et globalisation »
– SEMOMM, Société des Etudes sur le Moyen-Orient & les Mondes Musulmans
– Noémie Sévêque, UMR 7044 Archimède / GéoArchEon. Archéozoologue membre du programme FIPP
– Laurianne Sève, directrice de la DAFA
– Fabrizio Speziale, directeur d’études, EHESS, Paris-Marseille
– Tara Steimer, Université de Genève, Laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologie, Chargée
– Nicoletta Lilly Stendardo, chargée d’accompagnement des Bibliothèques – OpenEdition
– Homeira Sunderland, artiste peintre
– Aseman Talebi, doctorante en histoire de l’art iranien, Université du Michigan
– Elise Tancoigne, chargée de recherche, CNRS
– Margareta Tengberg, professeure, Muséum national d’Histoire naturelle
– Mathieu Terrier, directeur d’études à l’EPHE, directeur adjoint de l’IISMM (Institut d’études sur l’islam et les sociétés du mon
– Jean-Jacques Thibon, profeseur émérite, Inalco, Cermom
– Julien Thorez, chargé de recherche au CNRS, géographe, CeRMI
– Eve Tignol, chercheuse CNRS, historienne, CESAH (EHESS)
– Jean-Joinville Vacher, directeur de recherche émérite IRD, UMR PALOC
– Eric Vallet, professeur des universités, Université de Strasbourg
– Stéphane Valter, professeur à l’université Lumière Lyon 2
– James Vanzo, doctorant, Inalco, CERMOM
– Aurélie Varrel, chargée de recherche, CNRS
– Françoise Vaufrey Briegel, collaboratrice externe, Université de Genève
– Chantal Verdeil, professeure des Universités, Inalco
– Emmanuelle Vila, directrice de recherche, CNRS
– Anne-Sophie Vivier-Muresan, anthropologue et théologienne, Institut Catholique de Paris
– Jean-Claude Voisin, membre du bureau de la Société Asiatique
– Perin Emel Yavuz, chercheuse indépendante, Groupe de recherche sur les arts visuels au Maghreb et au Moyen-Orient (ARVIMM)
– Chantal Zabus, Research Professor, CEPED (Centre Population et Développement- UMR 196), Université Sorbonne Paris Nord
– Eva Zahiri, Post-doctorante à l’EPHE, histoire des idées, CeRMI (UMR 8041)
– Valéry Zeitoun, directeur de recherche, Centre de recherche en paléontologie UMR 7207
– Leili Anvar, maître de conférences en langue et littérature persane, Inalco
– Marcia Camargos, historienne, journaliste et écrivaine
– Romeo Carabelli, ingénieur de recherche HDR, Université de Tours
– Mina Dabbagh, chercheuse associée à l’UMR 5133 Archéorient
– Elisa Eschenlauer, PhD student, UniGe
– Mathilde Moeini, réalisatrice
– Zahra Wejdani, doctorante en patrimoine culturel, laboratoire POLEN, Université d’Orléans
– Jwana Chahoud, enseignant chercheur, Université Lyon 2
– Chamsia Sadozaï, archéologue conservatrice indépendante, chercheuse associée Archéorient
– Müge Ergun, chercheuse post-doctoral, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
Signataires complémentaires :
– Martine Abed
– Sylvie Baboukhian
– Haleh Bagheri
– Annik Baradat
– Myriam Birchmeier
– Christian Blatter, bénévole à Amnesty Internatkonql
– Agnès Cathelin
– Colette Courtois
– François Devianne, médecin hospitalier hôpital de PARIS SACLAY 91
– Alexia Dorkel
– Marlyse Fasel
– Marie-Aude Firmin
– Suzanne Forel
– Madeleine Frantzen
– Emmanuel Frossard
– Patrice Ghane
– Mitra Goberville
– Anne Granjon
– Rafi Hadid
– Farrokh Hesabi
– Mahdieh Hessabi
– Moussa Kamara
– Françoise Lavoir
– Jean-Yves Lavoir
– Annalisa Lollo
– Emmanuelle Madra
– Yannick Monsnereau
– Agnès Montanari
– Mmohammad Montazeri
– Pakdaman Nahal
– Nora Njima, étudiante
– Victoria Oroudji
– Martin Ouwehand
– Elisabeth Perzo
– Souad Sellami, géophysicienne
– Fereshteh Shojaei
– Danielle Viterbo
– Pierre Vuilleumier
– Rita Wilson
– Genevieve Ziegler, Lausanne
– Mani Zirak
– Sharareh Zolfaghari
– Ali Majidi
-Anne-Christine Reinberg

